Ce mercredi 22 janvier, 1000 salarié·es étaient rassemblé·es devant le ministère de l’Économie et des Finances pour interpeller le gouvernement sur la situation alarmante dans laquelle se trouve l’industrie.
300 000 emplois menacés
Alors que la CGT alerte depuis des mois, plus de 300 plans de licenciement sont toujours en cours. Ce sont près de 300 000 emplois directs ou indirects qui sont menacés, et avec des territoires entiers voués à la décrépitude sociale.
Malgré les alertes à répétition, la mobilisation des salarié·es, des élu·es et des collectivités, le gouvernement n’agit pas. Aucun mot dans le discours de politique générale de François Bayrou. Pourtant, l’enjeu est capital, pour les salarié·es, leurs familles mais aussi pour le futur industriel de la France.
Dans le même temps, les entreprises du CAC 40 versent 100 milliards de dividendes à leurs actionnaires
Ce silence intervient, alors que dans le même temps, les entreprises du CAC 40 versent 100 milliards de dividendes à leurs actionnaires, et que les milliardaires se sont encore plus enrichis en 2024 qu’en 2023.
La CGT appelle l’État à agir impérativement pour garantir les emplois et la souveraineté industrielle de la France en mettant en place une véritable politique industrielle ambitieuse.
Cela passe par l’arrêt des délocalisations et par une relocalisation des productions. Il est également essentiel de lutter contre le dumping social qui exploite les travailleur·ses sous-payé·es dans d’autres pays, tout en détruisant les emplois locaux.
Une véritable stratégie industrielle est indispensable afin de garantir un avenir durable pour la France.
La CGT appelle en urgence à la mise en place d’un moratoire sur les licenciements et un renforcement des dispositifs garantissant la recherche effective d’un repreneur.